NOS PROJETS EN COURS

Les activités du pôle agricole du Groupe NORD AVENIR se déclinent en deux axes principaux

  • un axe orienté vers les élevages porcin, ovin et de cervidés 
  • un axe orienté vers les productions végétales, le maraîchage et les grandes cultures La répartition des activités agricoles souligne leur rôle dans le rééquilibrage Nord/Sud du pays

L’objectif est, à court terme, de regrouper l’ensemble de ces activités de NORD AVENIR en province Nord. Sur un domaine de 1950 hectares situé à Ouaco, commune de Vook (Voh), en province Nord, propriété du Groupe, NORD AVENIR entreprend la valorisation progressive de ce domaine foncier, dans le cadre des orientations provinciales. L’Agropole a vocation à devenir un centre technique de démonstration agropastoral de référence dans la zone, en basant sa mission sur l’expertise génétique animale, et la valorisation de nouvelles techniques d’élevage et de productions végétales. L’objectif est de développer des filières de diversification pour le marché local et l’export. Cette mise en valeur du domaine foncier est pilotée en différentes phases visant à la constitution d’un parcellaire cohérent. Evaluation du potentiel agro-pédologique, recherche et création de ressources en eau, prise en compte du facteur climatique, sont autant de critères qui font l’objet de travaux menés par NORD AVENIR. La valorisation du domaine agricole est menée en concertation avec les autorités coutumières et les populations locales, réunies au sein des GDPL (Groupement de Droits Particuliers Locaux) Pin Patch et Kanekoutch. En complément, des partenariats sont planifiés avec les instituts de recherche et de transfert locaux, afin de développer en parallèle des pratiques culturales innovantes et des expérimentations. Les liens avec des organismes de formation permettront également de contribuer au développement des compétences locales.

Le projet porcin
Une unité de sélection génétique et de production porcine

Le projet d’élevage porcin à Ouaco répond à l’objectif de rééquilibrage de la production porcine calédonienne au profit de la Province Nord. Il consiste en l’installation d’un acteur économique structurant, principal attributaire des quotas* de l’OCEF**, véritables droits à produire, avec plus de 11 500 porcs abattus à l’OCEF en 2014. Le projet de centre génétique porcin d’excellence s’appuie ainsi directement sur les productions des sociétés SCIATA, plus grande exploitation porcine de la Nouvelle-Calédonie, et SFP, situées en Province Sud, acquises il y a quelques années par NORD AVENIR, et indirectement, sur les abattages propres des éleveurs partenaires. Les éleveurs de la Province Nord, ainsi que la maternité SCIATA se sont fédérés depuis 2012 au sein du Groupement des Éleveurs Porcins du Nord (GEPN), avec pour objectif de faire monter en compétences les élevages et de pouvoir honorer avec régularité les quotas OCEF en :

  • Homogénéisant (quantité et qualité) les lots fournis à l’OCEF
  • Répondant à des demandes exceptionnelles de la part de l’OCEF

*1 quota = 40 porcs pour 1 mois. Pour abattre toute l’année à l’OCEF, un éleveur doit posséder 12 quotas, soit 480 porcs à abattre. **Organisme de Commercialisation et d’Entreposage Frigorifique, principal acteur de la filière viande en Nouvelle-Calédonie

Objectifs du projet

Ce projet a plusieurs objectifs :

  • Bénéficier des débouchés commerciaux acquis en utilisant les quotas de SCIATA et de SFP comme base de production
  • Créer un centre génétique porcin d’excellence en termes sanitaire et de bien-être animal, pour la Nouvelle-Calédonie et la région Pacifique via l’exportation de reproducteurs et de matériel génétique 
  • Garantir aux éleveurs un niveau de qualité constant sur les plans génétique et sanitaire
  • Renforcer les élevages de la province Nord (contrats de production, prises de participation dans le capital, appui à l’élevage en plein air sur la côte Est) 
  • Participer à la professionnalisation des acteurs du secteur
Caractéristiques du projet

L’unité de sélection génétique et de production porcine SCIATA Ouaco, dont la construction s’est achevée en juillet 2015, accueille dans ses 4 655m² de bâtiments, des activités de naissage et d’engraissement. Ses objectifs sont :

  • La fourniture aux éleveurs de semences pour la réalisation d’inséminations artificielles chez les naisseurs ;
  • L’approvisionnement de la porcherie en doses de semences fraîches ;
  • La conservation et le conditionnement des semences congelées en provenance de France ;
  • L’élevage de verrats de toutes races, garants de la diffusion d’une génétique de qualité ;
  • La vente de cochettes et de verrats aux éleveurs du Groupement des Eleveurs Porcins du Nord (GEPN) 
  • L’exportation de semences et de cochettes.

L’activité de naissage
Elle est le cœur d’activité de SCIATA Ouaco. La majeure partie des bâtiments de l’élevage lui est dédiée :

  • La verraterie
  • La maternité
  • Le post-sevrage

L’objectif de la maternité et du post-sevrage est d’assurer aux engraisseurs la fourniture de porcelets, en nombre suffisant, exempts de maladies de jeunesse dégradant la productivité des élevages, et répondant à un cahier des charges strict. Les cochettes de renouvellement, les doses pour l’insémination artificielle et les verrats, seront principalement écoulés sur le marché local. L’exportation de reproducteurs est également prévue vers les pays du Pacifique Sud.

L’activité d’engraissement
La maternité de Ouaco a essentiellement deux métiers réunis sur un seul site :

  • Sélectionneur : élevage et sélection de races pures (Large White, Duroc, Piétrain, Landrace)
  • Multiplicateur : production, élevage et vente de cochettes
  • Producteur : éleveur de porcelets destinés à être engraissés.
Un partenaire métier en génétique porcine

La SAEML NORD AVENIR et la société ADN (désormais Axiom) implantée en Bretagne, spécialisée en génétique porcine, ont signé en janvier 2016 un accord de coopération dont l’objet est d’approvisionner en semences porcines l’unité de sélection génétique calédonienne SCIATA Ouaco, lui garantissant ainsi la sélection des meilleurs potentiels génétiques, et la diffusion aux éleveurs calédoniens de reproducteurs à haut potentiel génétique et sanitaire. Cette génétique permettra ainsi de répondre aux exigences de la filière calédonienne, mais également du Pacifique Sud. Axiom apporte ainsi à NORD AVENIR son expertise en matière de création de progrès génétique, de recherche et développement, en matière sanitaire, d’approche des marchés et de développement à l’export, en développant notamment des produits (semences et reproducteurs) répondant aux attentes et aux besoins des clients.

Fonctionnement du projet

L’installation des animaux à partir de porcelets en provenance du site de la SCIATA situé en Province Sud, a débuté en février 2016, et a été suivie par des vétérinaires, en coopération avec la société Axiom, partenaire métier spécialiste de la génétique porcine. Les porcelets âgés de 26 jours ont ainsi été transférés selon un protocole sanitaire strict, après avoir été sevrés à 7 jours et isolés sur un site spécifique. Ce premier processus de sevrage précoce jamais réalisé en Nouvelle-Calédonie a permis la reconstitution d’un cheptel reproducteur sain. Le peuplement s’est achevé fin 2016. Au premier trimestre 2017, les animaux ont réalisés leur première mise-bas. Ce sont ainsi plus de 75 truies qui ont donné naissance entre mars et mai 2017 à plus de 1700 porcelets. Il s’agit de mises-bas sur deux bandes, l’unité porcine intégrant dans son ensemble 7 bandes. Le centre de sélection comptait en mai 2017, près de 240 truies en production, et un total de 1540 animaux.

Les équipes
Une équipe de quatre salariés assure l’activité sur les différentes phases de l’exploitation :
– un technicien spécialisé en conduite d’élevage porcin ;
– une technicienne d’élevage porcin spécialisée en maternité ;
– une opératrice d’élevage porcin ;
– un responsable technique.
La responsable des activités agricoles de NORD AVENIR, chargée notamment de la coordination des activités agricoles, intervient en support dans la gestion technique, administrative et financière de SCIATA.

La durabilité de l’ensemble du projet est permise grâce à l’implication croissante des éleveurs du Nord, et à leur professionnalisation. Les contrats de production qui les lient à SCIATA leur garantissent un marché. Cette situation, couplée à un appui financier et technique de la Province Nord, leur permet de rentabiliser les investissements réalisés. Par ailleurs, leur entrée au capital de la SCIATA est prévue à moyen terme, ce qui les positionnera en tant qu’acteurs et décisionnaires à part entière du projet. Des exploitations porcines en plein air nécessitant moins d’investissements initiaux, devraient être mises en place sur la côte Est par la Province Nord, destinées à un marché de niche. Elles permettront à de petites structures agricoles de dégager un complément de revenu, au sein de systèmes d’activités diversifiés.

Une porcherie de production de porcs charcutiers

Le site de Ouaco accueille également la SAS Société Fermière Porcine (SFP), une porcherie naisseur-engraisseur, se basant sur la délocalisation partielle de la SFP, troisième attributaire des quotas OCEF, située en Province Sud. Les travaux de construction des bâtiments ont débuté en octobre 2015 et se sont achevés en décembre 2016, permettant le démarrage de l’activité. Le nouveau site de production qui fonctionne en synergie avec la SCIATA Ouaco, comptera à terme 250 truies et est en capacité d’accueillir 2000 porcs d’engraissement. La SFP devrait entrer en pleine production fin septembre 2018.

Les projets ovin et cervidés
La SAEML NORD AVENIR, par le biais de la SAS FINAGRO, est actionnaire majoritaire de la SAS BREBISLAIT, société d’exploitation d’élevage ovin laitier, située à Ouaco, à Vook (Voh), disposant également d’une unité de transformation. Le cheptel est composé de 600 animaux, le plus important de la Nouvelle-Calédonie, principalement de race Awassi, originaire du Proche-Orient. Les travaux actuels se concentrent sur la filière viande dont la consommation locale est principalement basée sur les importations. La SAEML NORD AVENIR est également actionnaire majoritaire de la SCA OUACO TZIBA, située à Ouaco, à l’activité d’élevage cervidés. Le cheptel de 200 animaux écoulé à l’OCEF, permet à la fois, de réduire la pression d’une espèce envahissante par la capture de cerfs sauvages, et de diversifier les activités d’élevage du Groupe.
Le projet de cultures végétales
Dans l’optique de répondre à la demande locale de produits issus des grandes cultures, comblée actuellement par les importations, la SAEML NORD AVENIR étudie la possibilité de cultures végétales au sein du domaine agricole de Ouaco, sur une surface évaluée à 500 hectares. Le projet d’exploitation qui vise à l’application de techniques culturales innovantes et particulièrement économes en eau, sera de type polyculture élevage. Il bénéficiera de l’apport des lisiers de porc qui permettront de fertiliser et d’améliorer les sols.

Objet du projet Le projet consiste à développer une activité durable de pêche d’Amusium balloti, dans le Grand Lagon Nord de la Nouvelle-Calédonie, identifié comme une zone à potentiel. L’Amusium balloti est un fruit de mer recherché à l’international, en particulier en Asie du Sud-Est, car considéré comme un produit de grande qualité, très apprécié des connaisseurs qui le considèrent comme le top mondial des noix sans corail. Il s’agit d’un marché de niche à forte valeur commerciale. Ce projet de développement dans le Grand Lagon Nord s’inscrit pleinement dans la stratégie provinciale de rééquilibrage en faveur de l’Est et du Grand Nord, et notamment des Iles Bélep où l’activité économique demeure encore restreinte.

Un partenariat tripartite
Le projet est mené avec la participation des populations locales des Iles Bélep, et des investisseurs privés, parmi lesquels un partenaire métier impliqué dans la pêche, la transformation et la commercialisation de la ressource. Le choix s’est porté sur la société australienne FAR WEST SCALLOPS INDUSTRIES Pty Ltd (FWS) qui réalise la pêche d’Amusium balloti dans plusieurs zones côtières australiennes, et notamment à Shark Bay, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle détient près de 90% des licences de pêches d’Amusium balloti de la côte ouest australienne, et exporte à 90% les noix vers les marchés asiatiques (Singapour, Hong-Kong et Malaisie). Le projet est piloté au travers de la société SAS WEST PACIFIC SCALLOPS qui regroupe FWS, la SAEML NORD AVENIR, les intérêts des tribus de Bélep, via 16 GDPL locaux réunis au sein de la SC BELEMA, et un partenaire privé.
Fonctionnement du projet
Une approche par phase est privilégiée afin de faire monter progressivement en compétences les acteurs locaux, d’évaluer et de dimensionner les éventuels investissements futurs. Avant toute future pêche commerciale, la société WPS effectuera des pêches d’échantillonnage et des pêches expérimentales sur 3 exercices, de façon à s’assurer que l’activité est pérenne, tant en termes de stock disponible et de renouvellement de la ressource, qu’en termes de résultats économiques. La pêche d’échantillonnage permet de vérifier la présence, la localisation et l’état apparent de la ressource, d’évaluer l’impact sur la faune et la flore de la zone de pêche, et de fournir des préconisations quant aux bonnes pratiques à suivre pour mettre en place une pêche durable. Le programme de campagne de pêche a été établi en partenariat avec les services en charge de la pêche et de l’environnement marin de la Province Nord. Un scientifique australien et un cabinet mandaté pour l’évaluation de l’impact environnemental participent à ces pêches. La première pêche d’échantillonnage a été menée durant 10 jours en février 2016 et a donné suite à une première pêche expérimentale d’une durée de 6 semaines réalisée entre avril et mars 2016. Les conclusions de l’étude pour cette première pêche, présentée à la presse en novembre 2016 (cf notre article Les résultats de la première pêche d’échantillonnage de Coquilles Saint-Jacques) ont notamment démontré : – une pêche des coquilles Saint-Jacques qui répond aux principes d’une pêcherie durable dans une zone de patrimoine Unesco ; – une ressource suffisante ; – un renouvellement rapide du stock ; – un équipement performant et responsable. Les coquilles issues de cette première phase ont été directement traitées à bord du navire de pêche puis commercialisées principalement sur les marchés asiatiques, après traitement et conditionnement en Australie. Les résultats de la seconde phase, qui consiste en une pêche d’échantillonnage effectuée en novembre 2016 puis une pêche expérimentale en mars 2017, ont été moins probants mais ont toutefois permis une nouvelle commercialisation sur les marchés asiatiques, et une prochaine commercialisation sur le marché calédonien. 5 marins ont été formés et embauchés en 2016, puis 12 marins en 2017, tous originaires de Bélep.

Le projet vise à développer une filière bois en Province Nord à partir de la ressource en Pinus caribaea du plateau de Tango à Koohnê (Koné), en s’appuyant sur l’exploitation existante de la scierie de Netchaot. La filière intègre les activités d’exploitation forestière, de scierie, de transformation et de commercialisation. Le projet qui vise à réduire les importations de bois de 25%, est mené dans le cadre d’un partenariat local fort intégrant des partenaires métiers calédoniens, et les intérêts des GDPL locaux. La trentaine d’emplois que devrait générer le projet sera occupée en majorité par les populations locales qui bénéficieront de formations adaptées. L’activité globale comptera au total une cinquantaine de salariés. Un programme de reboisement des espaces avec des essences diversifiées est prévu. Le lancement de l’exploitation est prévu courant 2017. La création de cette filière en Province Nord s’inscrit dans l’axe environnemental de la politique provinciale, par l’exploitation d’une ressource renouvelable, tout en améliorant le bilan carbone de la Nouvelle-Calédonie. Lire notre article « Cérémonie de lancement officiel de l’activité de la SAS Bois du Nord »

Le projet d’ouvrage hydraulique au fil de l’eau de Wé Paalo, s’inscrit dans la politique du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie visant l’autonomie énergétique du pays pour la consommation domestique, à travers le développement des énergies renouvelables. Situé en Province Nord, sur la commune de Pweevo (Pouébo), l’aménagement de Wé Paalo sera, après la Néaoua et la Thu, la troisième infrastructure hydroélectrique dans le Nord-Est de la Nouvelle-Calédonie. L’aménagement fonctionnera au fil de l’eau, c’est-à-dire sans retenue d’eau ; une partie de l’eau de la rivière Wé Paalo sera captée à 500 mètres d’altitude et restituée au niveau de la mer. La centrale de Paalo, d’une puissance de trois megawatts, contribuera pour 1% à l’électricité consommée par la distribution publique en Nouvelle-Calédonie. Elle participera ainsi à faire progresser la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique calédonien. Le projet est mené par la SAS HYDROPAALO, détenue à 51% par ENERCAL, via sa filiale ENERCAL Energies Nouvelles, et à 49% par NORD AVENIR. La maintenance et l’exploitation de la centrale seront également assurées par ENERCAL. L’ensemble de l’énergie produite sera vendue à ENERCAL, concessionnaire du transport et de l’électricité et gestionnaire du système électrique de la Nouvelle-Calédonie. La construction de l’ouvrage, la création et l’entretien des routes d’accès, ou encore l’exploitation de l’ouvrage seront générateurs de travail pour les entrepreneurs locaux. Un acte coutumier définissant les engagements des deux parties dans la réalisation de l’aménagement hydroélectrique a été signé en amont avec les autorités coutumières de la région. Le lancement des travaux de construction de la centrale hydroélectrique pilotés par ENERCAL, a été lancée au premier semestre 2016.

La Province Nord, actionnaire principal de la SAEML STR (Société de Télévision Radio), a récemment confié à la SAEML NORD AVENIR, elle-même actionnaire, la gestion et le management de la société, avec pour mission de mettre en œuvre les orientations définies dans le cahier des charges. S’inscrivant dans le cadre du schéma de développement culturel provincial, NCTV, devenue CALEDONIA depuis le 4 mai 2017, vise à promouvoir et valoriser les expressions culturelles des différentes communautés de la Nouvelle-Calédonie, à désenclaver les populations isolées et les intégrer à la citoyenneté par l’accès à la pluralité des moyens de communication et des sources d’information. Lire notre article « Nouveau nom, nouveau studio, nouveaux programmes avec CALEDONIA »